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Les nouveaux désobéissants : citoyens ou hors-la-loi ?

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Manuel Cervera-Marzal enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il est notamment l’auteur de Miguel Abensour, critique de la domination, pensée de l’émancipation (Sens et Tonka, 2013), Gandhi. Politique de la non-violence (Michalon, 2015) et Pour un suicide des intellectuels (Textuel, 2016).

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Résumé sur le site de l'éditeur :

Les nouveaux désobéissants sont-ils de dangereux « hors-la-loi » qu’il convient de traiter et de sanctionner en tant que tels ou, au contraire, sont-ils des « citoyens » exemplaires dont le courage favorise la démocratisation de nos institutions ? La citoyenneté est-elle compatible avec la désobéissance et, si oui, à quelles conditions, jusqu’où et dans quel but ?

Au cours des trente dernières années, le centre de gravité de la contestation sociale s’est progressivement déplacé du répertoire des actions légales (vote protestataire, syndicalisme, grève, manifestation, pétition) vers des modes d’action qui outrepassent de plus en plus fréquemment les frontières de la légalité (pirates informatiques, zadistes, manifestations interdites, désobéissants civils). Si ces pratiques nouvelles mobilisent les milieux politiques, médiatiques et judiciaires, les sciences sociales et la philosophie politique sont en revanche restées discrètes sur la question. Le présent ouvrage entend combler ce manque. Loin de menacer la démocratie, la désobéissance civile lui confère un nouveau souffle.

Considérer les nouveaux désobéissants comme des « citoyens » plutôt que comme des « délinquants » ou des « fossoyeurs de l’ordre public » contribue au renforcement de la démocratie. George Bernanos n’écrivait-il pas déjà, à l’orée de la Seconde Guerre mondiale : « Il faut beaucoup d'indisciplinés pour faire un peuple libre » ?

Nombre de pages : 156 pages
Année de parution : 2016

Table des matières :

INTRODUCTION

Zadistes
Lanceurs d'alerte et pirates informatiques
Quand la contestation franchit le seuil de la loi
Essoufflement du répertoire contestataire traditionnel
Déclin ou déplacement de la conflictualité sociale?
Extralégalisation des luttes d'émancipation
Les nouveaux désobéissants : citoyens ou hors la loi?

Première partie : Ne plus s'excuser de désobéir

Définir la désobéissance civile
Définir la non violence
La désobéissance est-elle légitime en démocratie?
Mettre les juges sur le banc des accusés

Etat démocratique ou état de violence?
Passer de "ce qui autorise à désobéir" à "ce que désobéir autorise"
Un militantisme impossible
Changer de lunettes

Deuxième partie : La démocratie désobéissante

==> Désacraliser nos lois

Redéfinir nos rapport aux lois
Sur les sentiers de l'autonomie
Sur les sentiers de la justice
Rouvrir la question de justice
Profaner les lois

==> Désobéissance, alter-obéissance, anti-obéissance


L'anti-obéissance
L'alter-obéissance
La désobéissance comme abandon de tout principe
La désobéissance comme acte de création
Le spectre du relativisme
les droits naturels sont des créations politiques
Il est pas toujours possible de désobéir mais il n'est pas possible de toujours désobéir

=> Institution(s) démocratique(s)

Les deux faces de l'institution
Des institutions pour pérenniser
Des institution pour stabiliser
Le culte des institution ou l'obéissance servile
Le culte de la contestation ou l'anti-obéissance
La démocratie est-elle un régime politique
Un conception horizontale de la loi
Congédier le mythe du bon régime
Plus il y a de conflit, moins il y a de violences

Deuxième partie : Politique de la civilité

==> Une adverse amicalité

La civilité comme non-violence
Une action plus conflictuelle que la paix mais moins violente que la guerre
Les ramifications de la guerre
Unis dans l'adversité
Désordonner la philosophie
Un lien qui préserve une possibilité de séparation
La portée politique de l'amitié : préserver l'altérité

==> La politique : Ni paix...

La non-violence contre les écueils du pacifisme
L'action politique est une force sans violence
La guerre n'est pas un conflit politique
Les démocrates aiment combattre
Le libéralisme est-il un pacifisme?
Quand le pacifisme domestique la contestation

==> Ni guerre


La politique n'est ni parlementer ni gerroyer
Intervenir dans un conflit autrement que par les armes
Ne pas confondre une personne humaine et sa fonction sociale
Plutôt mourir debout que vivre à genoux
Le courage citoyen des nouveaux désobéissants.

==> Conclusion

Elargir les frontières de la citoyenneté

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Manuel Cervera-Marzal enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il est notamment l’auteur de Miguel Abensour, critique de la domination, pensée de l’émancipation (Sens et Tonka, 2013), Gandhi. Politique de la non-violence (Michalon, 2015) et Pour un suicide des intellectuels (Textuel, 2016).

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